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Dimanche 22 septembre 2019,
25ème dimanche du TO, C

dimanche 22 septembre 2019, par paroissebonniere

Messe Paul VI - Messe de St Pie X
Rite nouveau - Rite ancien

Jusqu’en 1965, les chrétiens ont vécu la messe selon le Rit antique en latin qui s’est imposé comme le seul « Saint Sacrifice de la messe » capable d’affirmer la réalité de la Présence Divine de Jésus dans le Saint Sacrement face aux dérives liturgiques des « églises prétendument réformées » comme étaient nommées les communautés protestantes de la Réforme.

La « messe tridentine » imposée par St Pie V avait pour but de conduire le peuple de Dieu vers le ciel : l’évêque ou le prêtre à sa tête offrait le St Sacrifice au nom et pour le peuple de Dieu- IN PERSONA CHRISTI -c’est à dire en la « Personne du Christ » rendant présent de manière non sanglante le Salut du St Sacrifice de la Croix.

L’Hostie devenue le Corps du Christ, le vin, le Sang du Christ invitaient, l’Un et l’Autre, le peuple de Dieu à une dévotion, un respect, une attitude de piété qui révélaient par l’agenouillement la Foi en la Présence Réelle Divine de Dieu dans le St Sacrement de l’Eucharistie. Là se manifeste la réalité de l’union du ciel et de la terre dans la liturgie qui par son humilité et sa beauté élève les âmes vers le ciel.

Dans la liturgie du Rit ancien le fidèle n’était, souvent, que le spectateur d’une liturgie mystérieuse et solennelle dont la beauté élève l’âme et la nourrit, certes, mais beaucoup n’y participaient qu’en disant leur chapelet ou leur bréviaire ou en attendant que cela se passe...

La réforme de la liturgie sous St Paul VI après le Concile Vatican II a eu la volonté d’entrainer le peuple de Dieu dans une ‘participation active’ à la liturgie, permettant à chaque baptisé de vivre sa triple vocation de prêtre, de prophète et de roi. De spectateur, le fidèle est appelé à devenir acteur par sa participation au chant et au dialogue. Le Concile a souhaité, aussi, que chaque ‘baptisé-confirmé’ puisse être sollicité pour être, dans la liturgie, au service de ses frères en proclamant les lectures et en devenant « ministre extraordinaire » en cas d’absence de ‘ministre institué’ pour donner la Ste Communion.
Si la liturgie antique par sa solennité silencieuse aide le fidèle à entrer dans un recueillement intérieur ou des pensées qui l’éloignent du divin, la « nouvelle liturgie » peut, elle aussi, distraire le fidèle ou selon ses dispositions intérieures le faire entrer dans une intériorité qui lui permette de s’unir au « Christ-Prêtre » présent au coeur et à la tête de l’assemblée réunie pour célébrer les Saints Mystères.

Cependant, ne pas chanter, ne pas répondre au dialogue qui unit le prêtre et l’assemblée, c’est s’exclure de la liturgie qui veut relier la terre à la liturgie céleste de tous les élus qui dans le ciel chantent la ‘Gloire’ et la ‘Sainteté’ du Dieu-Trinité.

Il nous faut demander à Dieu une grâce d’intériorité qui nous permette (prêtres et laïcs) à vivre et à révéler à l’extérieur le mystère que notre âme vit dans le silence de son union à Dieu.
Puisse le Seigneur nous bénir et nous faire grandir dans son Amour et dans le désir de la sainteté.

Père Didier Lenouvel, Curé
en ministère au service du Groupement paroissial de Bonnières-Rosny s/Seine