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Dimanche 13 mai 2018,
7ème dimanche de Pâques Année B

vendredi 11 mai 2018, par paroissebonniere

NEUVAINE AU SAINT-ESPRIT 

 Entre le temps de l’Ascension et de la Pentecôte, l’Église, en prière avec la Vierge Marie et les Apôtres, invite chaque fidèle à invoquer plus spécialement l’Esprit-Saint. La Sainte Écriture atteste que, durant les neuf jours qui séparent l’Ascension de la Pentecôte, les Apôtres « d’un seul cœur participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, la Mère de Jésus » (Actes 1, 14), en attendant d’être « revêtus d’une force venue d’en haut » (Luc 24, 49). Je vous propose d’invoquer l’Esprit Saint avec cette prière :

Viens, ô Esprit Saint ! Éclaire mon intelligence, pour connaître tes commandements. Raffermis mon cœur contre les embûches de l’ennemi. Enflamme ma volonté… J’ai entendu ta voix et je ne veux pas me durcir et résister, en me disant : après… demain. Nunc cœpi ! Dès maintenant ! Au cas où il n’y aurait pas de lendemain pour moi. Ô, Esprit de vérité et de sagesse, Esprit d’intelligence et de conseil, Esprit de joie et de paix ! Je veux ce que tu veux, je veux parce que tu veux, je veux comme tu veux, je veux quand tu veux. Amen. 

Vivre selon le Saint-Esprit, c’est vivre de foi, d’espérance et de charité ; c’est laisser Dieu prendre possession de nous et changer radicalement notre cœur pour le faire à sa mesure. Une vie chrétienne mûre, profonde et forte ne s’improvise pas ; elle est le fruit de la croissance en nous de la grâce de Dieu. L’état de la communauté chrétienne des premiers temps nous est décrit dans les Actes des Apôtres en une phrase brève mais pleine de sens : Ils se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communication fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. 

Voilà comment vécurent les premiers chrétiens et comment nous devons vivre. La méditation de la doctrine de la foi jusqu’à la faire nôtre, la rencontre avec le Christ dans l’Eucharistie, le dialogue personnel — c’est-à-dire une prière sans anonymat — face à face avec Dieu, doivent constituer la substance ultime de notre conduite. Si cela venait à manquer, que resterait-il ? Peut-être une réflexion savante, une activité plus ou moins intense, des dévotions et des pratiques de piété. Mais nullement une existence chrétienne véritable, car il y manquerait l’incorporation au Christ, la participation réelle et vécue à l’œuvre du salut. 

Que l’Esprit-Saint souffle en abondance sur vous et vous fasse grandir en Sainteté ! 

Abbé Landry Védrenne, curé doyen