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Dimanche 21 janvier 2018,
2ème dimanche du Temps Ord. Année B

vendredi 19 janvier 2018, par paroissebonniere

Notre Dame de Pontmain :
17 janvier 1871

Nous sommes en 1871. La guerre franco-prussienne fait rage, et les villageois de Pontmain prient chaque jour pour éloigner le spectre de l’entrée des forces ennemies sur leur sol d’un moment à l’autre. Dans la nuit enneigée du 17 janvier 1871, deux jeunes garçons, Eugène (12 ans) et Joseph Barbedette (10 ans), aident leur père à piler les ajoncs dans leur grange. Eugène sort de la grange et voit au-dessus de la maison d’en face une « belle dame » à la robe parsemée d’étoiles, qui le regarde en souriant, les mains tendues.

À ses cris, les villageois accourent et d’autres enfants déclarent voir la « belle dame ». Ils assurent qu’un ovale bleu avec quatre bougies éteintes est venu entourer la dame. L’Abbé Guérin, curé du village, organise une veillée de prière autour des enfants. Pendant que l’assistance récite le chapelet et le Magnificat, les enfants disent qu’une banderole se déroule entre l’ovale et le toit de la maison, où s’inscrivent lettre après lettre le message de la Dame : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher. »Alors que l’assistance prie, les enfants deviennent soudain tristes. Ils expliquent que le visage de la Vierge est devenu triste aussi, et qu’une grande croix rouge portant Jésus sanglant est apparue devant elle. Au sommet de la croix, une pancarte blanche porte les mots « Jésus-Christ ». Les enfants expliquent que la dame prend dans ses mains le crucifix et le leur présente, tandis qu’une étoile allume une à une les quatre bougies jusqu’alors éteintes.

À la suite de cela, et alors que le curé fait chanter le cantique Ave Maris Stella, les enfants décrivent le crucifix qui disparaît, la vierge qui reprend son attitude initiale, les bras tendus vers eux, une petite croix blanche surmontant chaque épaule, et la scène qui se recouvre peu d’un voile blanc avant de disparaître. « Tout est fini », disent-ils enfin. Les villageois rentrent alors chez eux. Le 26 janvier, l’armistice est signé avec la Prusse. Les habitants de Pontmain et des alentours y voient une grâce de l’apparition, d’autant plus que les Prussiens ne sont pas entrés à Laval. Les pèlerins affluent alors à Pontmain. En 2018, l’Église de Mayenne lance le jubilé des 150 ans, durant trois ans.

Que Notre Dame de Pontmain intercède pour nous et nous présente à Jésus.

Que Dieu vous bénisse,
Abbé Landry Védrenne, curé doyen