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Dimanche 12 novembre 2017 XXVIII
XXXIIème Dimanche du T.O., Année A

vendredi 10 novembre 2017, par paroissebonniere

Méditation sur la 6ème demande du Notre Père

 A partir du 3 décembre, nous ne dirons plus « et ne nous soumets plus à la tentation » mais « ET NE NOUS LAISSE PAS ENTRER EN TENTATION ».

 Texte du Père Pietro Biaggi, Directeur adjoint au Service National de la Catéchèse et du Catéchuménat. La tentation n’est pas une théorie, elle est un fait, un fait concret qui touche l’expérience humaine dès les origines (cf. Gn 3). Ce n’est pas Dieu qui tente l’homme mais le « serpent », le « diable », c’est-à-dire celui qui veut diviser, briser l’amitié entre Dieu et sa créature. Même Jésus, le fils de Dieu, a été tenté plusieurs fois dans sa vie ; le serpent a cherché à l’éloigner de son Père. L’Evangile, la bonne nouvelle, est qu’en Jésus tout homme peut vaincre toute tentation ; comme Jésus, nous pouvons nous en remettre entièrement au Père qui « est fidèle et ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces » (1 Co 10, 13). Faire face à la tentation peut donc devenir une expérience importante car cela nous aide à resituer le rôle et la place de Dieu dans nos choix, face à ce qui nous semble bien et bon. « Réfléchir sur les tentations (…) est une invitation pour chacun de nous à répondre à une question fondamentale : qu’est-ce qui compte véritablement dans ma vie ? (…) quelle place à Dieu dans ma vie ? Est-ce lui le Seigneur ou bien est-ce moi ? » (Benoît XVI, Audience du 13 février 2013). En compagnie de Dieu, la tentation devient un appel à notre liberté, au discernement, à une conversion permanente.

 Méditation du Bx Charles de Foucauld : « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ». Mon Seigneur, expliquez-moi ce que vous voulez que je demande par là et pourquoi vous voulez que je demande ceci plutôt qu’autre chose...Cette demande, c’est un cri, le cri de toute heure, de toute minute, le cri de « Au secours ! »...Il faut qu’il ait sa place dans le Notre Père, parce que, étant la demande obligée de tous les moments de la vie, il doit se trouver dans toute prière...Je suis tellement entouré d’ennemis que non seulement je ne puis pas atteindre ma fin sans appeler « au secours » à toute heure, mais que je ne peux même pas dire une petite, une courte prière sans crier « au secours »...Notre-Seigneur me fait faire cette demande dans le Pater parce qu’elle m’est nécessaire à toute heure, qu’elle doit se trouver, au titre de cri de l’âme, cent fois dans toute prière, et pour m’apprendre à pousser sans cesse vers lui, ce cri de « au secours ».

 Puissions-nous méditer en profondeur cette sixième demande de la Prière de Notre Père pour nous rapprocher davantage de Dieu et contempler son Amour pour nous. Que Dieu vous bénisse,

Abbé Landry Védrenne, curé doyen