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Dimanche 15 octobre 2017
XXVIIème Dimanche du T.O., Année A

vendredi 13 octobre 2017, par paroissebonniere

15 octobre : fête de Sainte Thérèse de Jésus

(Thérèse d’Avila)


"Dieu seul suffit !"
La devise de Thérèse de Jésus (1515-1582) reflète bien la radicalité de sa vie. D’une famille de juifs convertis au catholicisme, elle naît en 1515, dans l’actuelle province de Castille-et-Leon. Intrépide, fougueuse, d’une volonté implacable, dès l’enfance, elle fait preuve d’un tempérament bien trempé et entre à 20 ans au Carmel de sa ville à Avila. La règle y est alors pratiquée de façon mitigée. Longtemps, elle s’en satisfait. Mais en 1555, en contemplant le Christ en croix et en lisant les Confessions de Saint Augustin, elle décide de vivre pleinement sa vocation carmélite. La nécessité d’un retour du Carmel à sa règle primitive s’impose alors à elle. Aussi, Thérèse décide de fonder, à Avila même, un nouveau monastère de stricte observance. Le désir de dépouillement des religieuses y est symbolisé par la suppression des chaussures. En 1567, elle persuade un jeune Carme, le futur Saint Jean de la Croix, lui aussi déçu par son ordre, d’engager une même réforme. Les couvents de Carmes et Carmélites Déchaux (sans chaussures) se multiplient. Cette intense activité de fondations va de pair avec la vie spirituelle la plus intériorisée.


Prions avec Sainte Thérèse d’Avila,

la grande réformatrice du carmel, la maîtresse de l’oraison :

« Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe, Dieu ne change pas, la patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit. Elève ta pensée, monte au ciel, ne t’angoisse de rien, que rien ne te trouble. Suis Jésus Christ d’un grand coeur, et quoi qu’il arrive, que rien ne t’épouvante. Tu vois la gloire du monde ? C’est une vaine gloire ; il n’a rien de stable, tout passe. Aspire au céleste, qui dure toujours ; fidèle et riche en promesses, Dieu ne change pas. Aime-Le comme Il le mérite, Bonté immense ; mais il n’y a pas d’amour de qualité sans la patience. Que confiance et foi vive maintiennent l’âme, celui qui croit et espère obtient tout. Même s’il se voit assailli par l’enfer, il déjouera ses faveurs, celui qui possède Dieu. Même si lui viennent abandons, croix, malheurs, si Dieu est son trésor, il ne manque de rien. Allez-vous-en donc, biens du monde ; allez-vous-en, vains bonheurs : même si l’on vient à tout perdre, Dieu seul suffit. Amen. »

Abbé Landry Védrenne, curé doyen