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Dimanche 4 décembre 2016
2er Dimanche de l’Avant

vendredi 2 décembre 2016, par paroissebonniere

Dimanche de la Paix

Qu’est que la fête de l’Immaculée Conception ?

La fête de l’Immaculée nous fait contempler la Vierge Marie qui, en vertu d’un privilège singulier, a été préservée du péché originel dès sa conception. Bien que vivant dans le monde marqué par le péché, elle n’a pas été touchée par celui-ci : Marie est notre soeur dans la souffrance, mais pas dans le mal et le péché. Au contraire, en elle, le mal a été vaincu avant même de l’avoir effleurée, parce que Dieu l’a comblée de grâce (cf. Lc 1, 28). L’Immaculée Conception signifie que Marie est la première sauvée par l’infinie miséricorde du Père, comme prémices du salut que Dieu veut donner à chaque homme et à chaque femme, dans le Christ. C’est pour cela que l’Immaculée est devenue l’icône sublime de la miséricorde divine qui a vaincu le péché. Et nous, aujourd’hui, nous voulons regarder cette icône avec un amour confiant et la contempler dans toute sa splendeur, en imitant sa foi.

Dans la conception immaculée de Marie, nous sommes invités à reconnaître l’aurore du monde nouveau, transformé par l’oeuvre salvifique du Père et du Fils et de l’Esprit Saint. L’aurore de la nouvelle création opérée par la divine miséricorde. C’est pourquoi, la Vierge Marie, jamais touchée par le péché et toujours comblée de Dieu, est mère d’une humanité nouvelle. Elle est la mère du monde recréé.

Célébrer cette fête comporte deux choses. D’abord, accueillir pleinement Dieu et sa grâce miséricordieuse dans notre vie. Deuxièmement, devenir à notre tour artisans de miséricorde à travers un cheminement évangélique. La fête de l’Immaculée devient alors notre fête à tous si, avec nos « oui » quotidiens, nous réussissons à vaincre notre égoïsme et à rendre plus joyeuse la vie de nos frères, à leur donner de l’espérance, en séchant quelques larmes et en offrant un peu de joie. A l’imitation de Marie, nous sommes appelés à devenir porteurs du Christ et témoins de son amour, en regardant avant tout ceux qui sont les privilégiés aux yeux de Jésus. Ce sont ceux que lui-même nous a indiqués : « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » (Mt 25, 35-36).

Pape François