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Dimanche 27 septembre 2015, XXVIème du T.O.

samedi 26 septembre 2015, par paroissebonniere

Chirurgie divine

Le Christ nous étonne. Il ne s’offusque pas que certains utilisent son nom alors qu’ils ne font pas partie des disciples et ensuite, invite à se mutiler plutôt que de pécher ! Il s’agit toujours de l’appartenance au Christ… Des personnes apparemment extérieures à la communauté peuvent invoquer le Christ et être exaucées. Elles peuvent avoir des gestes envers les chrétiens qui, à travers ceux qui lui appartiennent, s’adressent au Christ. A l’inverse, certains peuvent chercher à détacher du Christ, à faire tomber le disciple, ici assimilé aux petits. Enfin, il importe de ne pas se détacher. Derrière l’image hyperbolique de la mutilation, nous devons entendre la gravité du péché, qui, lorsqu’il est « mortel » a précisément pour effet de nous couper du Christ. Pour sauver le tout, il faut sauver son âme. Dieu ne nous ressuscitera-t-il pas à la fin ? La parole de Jésus pousse à mesurer l’enjeu : nous sauver ou nous perdre éternellement. Un péché mortel concerne une matière grave, celles qui sont dans les dix commandements (amour, respect et culte rendus à Dieu ; respect de la vie, en son origine, en chaque être humain, dans les biens qui lui appartiennent, dans sa réputation, de l’alliance entre l’homme et la femme pour la transmission de la vie, refus de la convoitise menant à ces péchés). Un tel péché, fait volontairement, avec connaissance, nous coupe de Dieu, est « mortel » car il cause la mort de la grâce, la vie de Dieu en nous. Blanche de Castille élevait ainsi le futur roi saint Louis : « Mon fils, j’aimerais mieux vous voir mort que de vous voir commettre un seul péché mortel. » Cette exigence a porté du fruit en lui et il ne l’a pas reniée lui qui écrivait dans son testament à son fils : « Tu dois avoir cette volonté que tu ne fasses un péché mortel pour nulle chose qui puisse arriver, et qu’avant de faire un péché mortel avec connaissance, tu souffrirais qu’on te coupe les jambes et les bras et que l’on t’enlève la vie par le plus cruel martyre. » Une grande confusion morale nous ferait croire que tout serait permis. Jésus nous invite à couper avec tout ce qui nous entraine au péché. A ceux qui ont péché il offre la grâce immense de son pardon qui les ressuscite intérieurement, leur donne de revivre en Lui. Chirurgie salvatrice ! 

Abbé Rémy Houette