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Dimanche 14 décembre 2014
3ème dimanche de l’Avent

vendredi 12 décembre 2014, par paroissebonniere

GAUDETE ! Dimanche de la joie

En ce 3ème dimanche de l’Avent, l’antienne d’ouverture de la
Messe est tirée de la lettre de Saint Paul aux Philippiens (Phil 4,4-5) : « Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche ».
Ainsi, ce troisième dimanche de l’Avent est appelé le « dimanche Gaudete ». Gaudete est le mot latin qui signifie « Soyez dans la joie ».
Ce dimanche est un rappel joyeux que notre salut est proche.

Durant ce temps de l’Avent, c’est avec Saint Jean-Baptiste que nous attendons la venue du Messie. Il nous invite à la joie dans l’accueil de Jésus-Christ, Notre Sauveur.
Dès le sein maternel, il a tressailli d’allégresse lors de la Visitation (Luc1, 44). Il nous communique la joie de croire en Jésus. Assurément, Saint Jean-Baptiste est le Saint Patron de la joie spirituelle.

Dans l’évangile de St Jean, nous lisons un autre passage concernant la joie de Jean-Baptiste. « Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ;
quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. » (Jn 3, 29) Jean Baptiste se place comme l’ami de l’époux, comme le garçon d’honneur et c’est pour lui une joie d’avoir était choisi pour être aussi proche de l’époux. Selon la coutume juive, le rôle du garçon d’honneur était de présenter et d’amener l’épouse à l’époux. Ainsi, Jean Baptiste présente le peuple de Dieu, l’épouse, à Jésus Christ qui est l’époux. Puis, le garçon d’honneur doit savoir se retirer avec tact.

Et Jean-Baptiste le fait avec une extraordinaire humilité : « Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. » (Jn 3, 30)
La joie de Jean-Baptiste était vraie et profonde grâce à son humilité. En fait, il nous montre la vraie nature de cette vertu.
L’humilité ne signifie pas nier nos dons et nos talents. Elle n’enlève pas du tout le caractère particulier et important de chaque personne.
Jean-Baptiste avait un rôle important qu’il a accompli avec autorité et confiance. Humble, il n’a pas centré son message sur lui mais sur le Rédempteur.
Cette humilité l’a rendu complètement libre et abandonné au dessein de Dieu.

Puisse Jean-Baptiste, nous aider à annoncer avec joie et courage notre Seigneur.
Puisse son humilité nous inspirer à mettre Jésus au cœur de nos vies et à nous
décentrer. Libérés de tout orgueil, nous pourrons proclamer la Bonne Nouvelle de façon toujours plus audacieuse et dans la confiance.

Abbé Landry Védrenne, curé